La Peugeot 404 cabriolet occupe une place à part dans l’histoire automobile française. Présentée au Salon de Paris en 1961, elle incarne une vision du grand tourisme à la française, avec une ligne élégante signée Pininfarina et un vrai parfum de liberté. Aujourd’hui encore, ce cabriolet séduit autant par son style que par sa rareté sur le marché de la collection.
L’article en 15 secondes :
La 404 cabriolet, rare et signée Pininfarina, reste une valeur sûre pour le collectionneur si vous choisissez une version injection et vérifiez soigneusement le dossier.
- Vérifiez la provenance et l’historique, en particulier le numéro de série, les factures et la cohérence des plaques.
- Je recommande la version injection (≈7 375 exemplaires), généralement plus agréable à conduire et mieux cotée sur le marché.
- Considérez l’état général, un bel exemplaire dépasse souvent 45 000 € alors qu’un projet démarre autour de 25 000 €.
- Anticipez la disponibilité des pièces spécifiques au cabriolet, même si beaucoup d’éléments proviennent de la berline.
- Comparez les canaux de vente et les dossiers, les prix varient de 20 700 € à 53 000 € selon état, motorisation et historique.
L’histoire et la naissance de la Peugeot 404 cabriolet
Lorsque Peugeot dévoile la 404 cabriolet en 1961, le constructeur de Sochaux vise une clientèle sensible au raffinement et aux belles carrosseries. À une époque où les modèles décapotables symbolisent la réussite et le plaisir de conduite, cette version ouverte vient compléter une gamme déjà moderne et sérieuse.
Le dessin est confié à Pininfarina, un nom qui change tout dans la perception du modèle. La silhouette gagne en finesse, en équilibre et en prestige, avec une identité visuelle immédiatement reconnaissable. Le cabriolet 404 ne se contente pas d’ouvrir le toit de la berline, il transforme la voiture en objet de style.
Sa production s’étend de 1961 à la fin de l’été 1968. Cette période courte participe à son aura, car la voiture s’inscrit dans le mouvement des grands cabriolets de tourisme qui marquent les années 1960. Sur le marché français de l’époque, rouler cheveux au vent dans une automobile élégante relevait autant du confort que de l’image sociale.
Production, rareté et versions du cabriolet 404
Le cabriolet 404 a été produit à 10 387 exemplaires selon la synthèse la plus courante, même si certaines archives et sources spécialisées mentionnent 10 388 ou 10 389 unités. Cette légère variation rappelle que les chiffres de production des anciennes ne sont pas toujours figés, surtout quand ils proviennent d’archives différentes.
À l’échelle de la Peugeot 404 toutes versions confondues, la comparaison est frappante. Avec environ 2 885 374 exemplaires produits, la berline et ses dérivés sont devenus des voitures très répandues, alors que le cabriolet est resté un modèle beaucoup plus confidentiel. C’est cette disproportion qui nourrit sa cote actuelle.
La fabrication reste concentrée sur une courte période, avec une diffusion modeste année après année. Les archives disponibles montrent par exemple 1 667 exemplaires en 1962, 1 795 en 1965 et 885 en 1968. Cette trajectoire confirme que la 404 cabriolet n’a jamais été une voiture de masse.
Dans la gamme 404, le cabriolet se situe aussi au-dessus du coupé en terme de volume, ce qui peut surprendre. On retient souvent environ 6 837 coupés produits, contre un peu plus de 10 000 cabriolets. Les deux carrosseries restent rares, mais le cabriolet conserve une image plus ouverte, plus estivale, donc plus désirable pour beaucoup d’amateurs.
La répartition mécanique a aussi son importance. La majorité des cabriolets a été produite en version injection, avec environ 7 375 exemplaires, contre 3 014 à carburateur. Cette différence pèse directement sur le marché actuel, car l’injection attire souvent les collectionneurs en quête d’agrément et de performances.
| Indicateur | Peugeot 404 cabriolet | Repère de comparaison |
|---|---|---|
| Production totale | 10 387 exemplaires environ | 404 toutes versions, environ 2 885 374 unités |
| Répartition | 1962, 1 667, 1965, 1 795, 1968, 885 | Fabrication sur 1961 à 1968 |
| Versions | Injection majoritaire, environ 7 375 unités | Carburateur, environ 3 014 unités |
| Position dans la gamme | Plus rare que la berline, proche du coupé | Coupé, environ 6 837 exemplaires |
Caractéristiques et atouts du modèle pour le collectionneur
Le charme du cabriolet 404 vient d’un équilibre réussi entre base technique sérieuse et traitement carrosserie très travaillé. Peugeot reprend la plateforme et les innovations de la berline, mais Pininfarina leur donne une ligne plus basse, plus fluide et plus séduisante. Le résultat reste sobre, sans excès, mais avec une vraie présence.
Pour un collectionneur, cette voiture représente plus qu’un simple ancien cabriolet. Elle incarne une certaine idée de la douceur de vivre automobile, avec une conduite ouverte, élégante et détendue. C’est une voiture qui raconte une époque où voyager comptait autant que la destination.
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Les versions injection séduisent particulièrement les passionnés. Elles offrent un meilleur tempérament mécanique, une réponse plus vive et une valorisation souvent supérieure lors des ventes. Dans une collection, cette configuration a donc un intérêt double, à la fois pour le plaisir au volant et pour la logique patrimoniale.
La différence d’aura avec la berline est nette. La 404 classique a marqué le quotidien de nombreux automobilistes, tandis que le cabriolet reste une voiture de désir, produite en petit nombre et beaucoup plus visible dans les rassemblements. Cette rareté lui donne une stature d’icône que la berline n’a pas au même niveau.
Le marché actuel, prix, tendances et points d’attention
Le marché de la Peugeot 404 cabriolet est actif, mais très dispersé selon l’état et la configuration. Les prix observés vont généralement de 20 700 € à plus de 53 000 €, avec des écarts marqués entre un projet, un bel exemplaire et une voiture parfaitement restaurée. La version mécanique, l’historique et la qualité de présentation jouent un rôle majeur.
Dans les faits, les beaux exemplaires dépassent souvent 45 000 à 47 000 €. À l’inverse, un projet de restauration démarre autour de 25 000 €, ce qui montre que même une voiture à reprendre reste déjà recherchée. Sur ce type de modèle, l’état ne se lit pas seulement dans l’esthétique, mais aussi dans la cohérence générale de la voiture.
Quelques ventes récentes donnent une bonne idée du niveau du marché. Un cabriolet de 1967 s’est vendu 31 050 €, une version injection a atteint 45 300 € en 2022, et une estimation de 35 000 à 45 000 € a été avancée en 2025 pour un modèle de 1968. On voit bien que la cote dépend fortement du dossier présenté.
On trouve ces autos sur plusieurs canaux, comme les enchères, les annonces spécialisées ou les sites dédiés aux véhicules anciens. Un exemplaire en très bon état peut ainsi apparaître autour de 38 900 €. Avant d’acheter, il faut donc comparer les offres avec attention, car l’écart entre deux voitures peut être important même sur la même année.
Pour mieux visualiser l’influence des critères de valeur, voici un repère simple :
| Critère | Impact sur la cote |
|---|---|
| État général | Détermine la base de prix, de la restauration à la voiture prête à rouler |
| Motorisation | La version injection est souvent mieux placée |
| Historique | Un passé connu rassure et soutient la valeur |
| Qualité de restauration | Une restauration cohérente et documentée pèse fortement |
| Rareté de la configuration | Une combinaison peu courante attire davantage les acheteurs |
Conseils pour l’achat et collectionner une 404 cabriolet aujourd’hui
Si vous envisagez l’achat d’une Peugeot 404 cabriolet, je vous conseille de commencer par la provenance. Le numéro de série, la cohérence des plaques, l’historique de restauration et les factures doivent être vérifiés avec soin. Sur un modèle de cette valeur, l’authenticité compte autant que l’état visible.
Il faut aussi rester attentif aux écarts de prix. Une voiture bien présentée peut sembler proche d’une autre en photo, mais la différence de structure, de mécanique ou de finition peut justifier plusieurs dizaines de milliers d’euros. Sur ce marché, le détail fait souvent la différence.
Le sujet des pièces détachées mérite aussi votre attention. La 404 partage de nombreux éléments avec la berline, ce qui aide pour l’entretien, mais certaines pièces spécifiques au cabriolet peuvent être plus délicates à trouver. Il vaut mieux anticiper ce point avant l’achat, surtout si le projet est de rouler régulièrement.
Malgré les variations de chiffres selon les sources, une chose ne change pas : la rareté du cabriolet reste constante. C’est elle qui entretient l’intérêt des collectionneurs et qui soutient sa valeur dans le temps. Si votre objectif est de miser sur une configuration plus recherchée, la version injection reste souvent le meilleur choix pour conjuguer agrément et valorisation.
La Peugeot 404 cabriolet reste donc une vraie voiture de passion, avec un mélange rare de style, de rareté et de sens de la route. Pour qui cherche un classique français de caractère, elle reste une référence très solide. Pensez également à assurer correctement ce type d’automobile de collection.
